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DOSSIERS : 
le 8/7/2006 15:40:00 (74068 lectures)

depuis plus de 30 ans en France, l'isolation thermique des bâtiments
est soumise à une réglementation, cette année va s'appliquer sa nouvelle évolution, le RT2005.














I. HISTORIQUE :

• 1974 : Naissance en France de la Réglementation Thermique (RT) des bâtiments suite à la première crise
pétrolière mondiale. Elle ne concerne alors que le résidentiel (maisons individuelles et logements collectifs) et
son unique objectif est de diminuer la dépendance énergétique de la France en réduisant
les consommations. Thermiquement, la seule exigence concerne le niveau global de déperdition des
logements (coefficient G) qui dépend de la zone climatique et du type d'énergie de chauffage.

• 1976 : Intégration dans cette réglementation des bâtiments non résidentiels qui doivent désormais respecter
une exigence relative au niveau d'isolation de l'enveloppe (coefficient G1).

• 1982 : Renforcement du niveau d'isolation de l'enveloppe et possibilité de prise en compte des besoins
de chauffage (coefficient B) pour le secteur résidentiel.

• 1988 : Nouveau renforcement de la réglementation pour les secteurs résidentiel et tertiaire.
Insertion de nouveaux coefficients dans le résidentiel :
• le coefficient G devient GV pour représenter les déperditions thermiques,
• le coefficient B devient BV pour représenter les besoins de chauffage,
• le coefficient C pour représenter les consommations et prendre en compte la performance des équipements (appareils de chauffage, ventilation…).


II. QUELQUES RAPPELS SUR LA RT2000

En 2000, l’indépendance énergétique de la France étant mieux assurée, de nouveaux enjeux furent à l’origine du renforcement de la réglementation thermique :
• Respecter l’engagement français des accords de Rio (1992) et de Kyoto (1997) dans la lutte contre l’effet de serre et le changement climatique. En France, le bâtiment représente environ 1/4 de la production des gaz à effet de serre.
• Optimiser le confort de l’espace habitable en améliorant le confort d’hiver (limiter l’effet parois froides…) et le confort d’été (limiter les surchauffes…).
• Simplifier les textes réglementaires et créer une structure ainsi que des règles communes aux secteurs résidentiel comme tertiaire.
• Passer d’une approche purement française à une approche européenne en définissant les méthodes de calcul et les caractéristiques des produits dans des normes européennes. A ce titre, les performances thermiques des parois de bâtiments sont désormais caractérisées dans toute l’Europe par leur coefficient U.

Face à ces enjeux, la RT 2000 visait à réduire les coûts d'énergie de 20 % dans le résidentiel et de 40 % dans le tertiaire par rapport à la réglementation de 1988.

• Dans le résidentiel, la RT 2000 s’est inspirée des bonnes pratiques constatées à l’époque sur le terrain (label Vivrélec par exemple).
• Dans le tertiaire, le renforcement fut plus sévère, les contraintes de ce secteur se rapprochant de celles du résidentiel. Alors que la précédente réglementation (RT 88) ne concernait que le niveau d’isolation de l’enveloppe, la RT 2000 a aussi pris en compte les systèmes de chauffage, la ventilation, l’eau chaude sanitaire et l’éclairage.

Pour tout bâtiment neuf, résidentiel ou non, la RT 2000 a défini trois exigences :
• La consommation énergétique conventionnelle totale (coefficient C) exprimée en kWh d’énergie primaire doit être inférieure ou égale à celle du même bâtiment ayant des caractéristiques thermiques de référence : C ≤ Créf.
• Pour les bâtiments non climatisés, la température intérieure conventionnelle de l’ouvrage (coefficient Tic, exprimée en °C, sur les 3 heures les plus chaudes de l’année) doit être inférieure ou égale à celle du même bâtiment ayant des caractéristiques thermiques de référence : Tic ≤ Ticréf.
• Les caractéristiques des produits (isolants…) et des systèmes (chauffage, ventilation…) doivent présenter des performances minimales appelées « garde-fous ».

Par ailleurs, afin d’éviter des niveaux de performances disparates dans le secteur résidentiel, la RT 2000 a introduit une limitation des compensations entre l’isolation et les systèmes.

Afin d’être applicable sur l’ensemble du territoire, la France a été découpée en 3 zones climatiques d’hiver (H1, H2, H3) et 4 d’été (Ea, Eb, Ec, Ed).

Le respect des exigences de la RT 2000 passait par :
• Le calcul pour l’ensemble du bâtiment (C, Tic…) à l’aide de logiciels utilisant tous un coeur de calcul identique développé par le CSTB.
• L’utilisation de solutions techniques (méthodes à points) fournies par l’Administration ou de solutions techniques spécifiques par produit ou système mises au point par des industriels et agréées par les Pouvoirs Publics.


III. LES EVOLUTIONS AVEC LA RT2005

Accords de Rio et de Kyoto, Plan Climat 2004, Directive sur la Performance Energétique des Bâtiments, Loi d'Orientation sur les énergies…
Tout engage la France à réduire significativement ses consommations d’énergie et ses émissions de gaz à effet de serre. A l'heure actuelle, 30 millions de logements français dégagent encore 95 millions de tonnes de CO2 !

Afin de respecter ces engagements à long terme, dont l’objectif ultime est de diviser par quatre à cinq les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050, il est prévu un renforcement de la réglementation thermique tous les 5 ans, au moins jusqu’en 2015. C’est pourquoi la RT 2000, conçue pour évoluer facilement par étape, est aujourd’hui remplacée par la RT 2005 qui s'inscrit totalement dans la continuité de la précédente réglementation et fera elle-même l'objet d'une réactualisation en 2010.

Objectif visé

Applicable à tous les permis de construire déposés à partir du 1er septembre 2006, la RT 2005 a pour objectif de diminuer de 15 % les consommations énergétiques des bâtiments neufs.

Les nouveautés par rapport à la RT 2000

Dans le prolongement de la RT 2000, la RT 2005 présente plusieurs nouveautés majeures :
• Les consommations énergétiques, formulées en consommation d'énergie primaire (Cep), ne sont plus exprimées en kWh/an, mais le sont désormais en kWh/m².an.
• Une consommation énergétique maximale (Cepmax) est introduite dans le secteur résidentiel uniquement pour les consommations de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire. Elle est définie par type d’énergie et zone climatique.
• Les énergies renouvelables sont intégrées et valorisées en plus des autres énergies. Ainsi, les projets architecturaux qui ne prévoiraient pas la production d'eau chaude par capteurs solaires sont pénalisés au niveau du calcul de référence. La loi d'orientation de la politique énergétique du 13 juillet 2005 prévoit un dépassement maximal du Coefficient d'Occupation des Sols (COS) de 20 % lorsque les constructions répondent à des critères de performance énergétique ou qu'elles comportent des équipements de production d'énergie renouvelable.
• La conception bioclimatique est favorisée et valorisée (inertie, orientation du bâtiment, apports solaires…).
• L'obligation pour le maître d'ouvrage de fournir une fiche de synthèse d'étude thermique à la fin des travaux. En cas d’absence, un système de sanction pourrait être mis en place.
• Les consommations d’énergie liées à la climatisation sont intégrées dans le calcul afin de maîtriser le recours à celle-ci. Une classification des bâtiments en fonction de leurs besoins ou non en climatisation est établie.
• L'étanchéité à l'air peut être valorisée à condition de respecter une procédure spécifique.
• Une simplification des données d’entrée des calculs et une recherche d’unification des résultats obtenus par les divers logiciels de calcul afin de faciliter le contrôle et la compréhension des études.

Les évolutions significatives par rapport à la RT 2000

Similaire à la RT 2000 dans sa structure, la RT 2005 impose toujours des garde-fous et des références aux systèmes et produits ainsi que des valeurs de référence pour les déperditions thermiques du bâtiment Ubâtréf et sa consommation énergétique Cepréf.

Dans l’objectif que la moyenne des bâtiments ait un niveau de consommation énergétique de référence (Cepréf RT 2005) proche de Créf RT 2000 – 15 %, les garde-fous et références sont renforcés pour permettre d'atteindre les performances suivantes :
• Renforcement d'environ 10 % de la performance des parois.
• Diminution d'environ 20 % des pertes par ponts thermiques.

Les autres changements notables concernent les points suivants :
• La correction des données météorologiques, pour être opérationnelles et physiquement plus justes, a donné lieu à une définition plus fine des zones climatiques en fusionnant celles d’hiver (H1, H2, H3) et celles d’été (Ea, Eb, Ec, Ed) de la RT 2000. Les nouvelles zones sont désormais H1a, H1b, H1c, H2a, H2b, H2c, H2d et H3.
• Le calcul du coefficient C se fait désormais par m² de SHON qui est la surface eurocompatible.
• La prise en compte de l'éclairage dans le secteur résidentiel.
• Des modifications importantes pour la distribution et la génération de chaleur ainsi que pour la ventilation.


IV. LA RT2005 DANS LE DETAIL

Le renforcement des exigences sur l’isolation de l’enveloppe

Par rapport à la RT 2000, le renforcement des exigences sur l’isolation de l’enveloppe (renforcement moyen de 10 % sur les parois courantes de murs et renforcement de 20 % environ sur les ponts thermiques) a été fixé pour tenir compte de toutes les techniques constructives ayant un impact positif sur la maîtrise de l'énergie en confort d'été ou d'hiver. En effet, la réglementation n’a pas pour but d’écarter une technique constructive, mais plutôt d’en valoriser ses meilleures performances et de soutenir ses améliorations.

La compensation entre enveloppe et systèmes

Toujours présente dans la nouvelle réglementation, la compensation entre enveloppe et systèmes concerne désormais les secteurs résidentiel et tertiaire :

En résidentiel :
Dans la RT 2000, la limite de la compensation entre isolation et systèmes était fixée à 30 % :
Ubâtmax = Ubâtréf x 1,30.
La RT 2005 fixe désormais cette compensation :
• à 25 % en logement collectif :
Ubâtmax = Ubâtbase x 1,25
• à 20 % en maison individuelle :
Ubâtmax = Ubâtbase x 1,20.

En tertiaire :
La RT 2000 ne donnait aucune limitation. Dans la nouvelle réglementation en revanche apparaît une limite à la compensation entre enveloppe et équipements de 50 % : soit Ubâtmax = Ubâtbase x 1,50.

Ubâtbase est calculée de manière identique à Ubâtréf , mais prend en compte les surfaces exactes de vitrage du projet et non celles de référence (dont la valeur pour les logements est fixée à 1/6 de la surface habitable).

Il faut signaler la bonne évolution de 30 à 25 % dans le logement collectif et l'introduction de la limitation à 50 % dans le tertiaire, mais la compensation reste encore importante en maison individuelle.

La valorisation de l'étanchéité à l'air du bâti

La RT 2005 prévoit la prise en compte de valeurs de perméabilité des bâtiments meilleures que la valeur forfaitaire réglementaire pour tous les constructeurs et promoteurs qui auront mis en place « une démarche de qualité de l'étanchéité à l'air des bâtiments ».

Ceux-ci devront établir un dossier technique, jugé par une commission d'experts, contenant notamment une série de mesures (par exemple 30 minimum pour une maison individuelle) justifiant de la valeur de la perméabilité de l'ouvrage.

Grâce à cette nouvelle possibilité de la RT 2005, les produits et systèmes performants vis-à-vis de l'étanchéité à l'air vont être valorisés. C'est le cas des isolants PSE notamment les complexes de doublage collés et les panneaux de toitures.

Le renforcement des exigences sur les équipements

Comme pour l’enveloppe, les exigences sur les équipements ont été renforcées que ce soit en chauffage gaz comme en chauffage par effet joule (électrique).

La grande nouveauté réside cependant dans l’introduction d’une nouvelle exigence relative à l’eau chaude sanitaire. Pour promouvoir et encourager l'utilisation d'énergies renouvelables, la RT 2005 pénalise les bâtiments résidentiels ne disposant pas d'eau chaude sanitaire solaire.

En maison individuelle :
• Avec chauffage par effet joule, à moins d’avoir installé 2 m² de panneaux solaires, la pénalisation sera de 20 % (consommations d'énergies pour la production d'eau chaude sanitaire réduites de 20 % en référence).
• Avec chauffage gaz (chaudière hors volume chauffé), il en est de même.

En logement collectif :
Avec chauffage par effet joule, à moins d’avoir installé 1 m² de panneaux solaires, la pénalisation sera de 10 %.

Ainsi, les maisons individuelles ou logements collectifs non équipés d'eau chaude sanitaire solaire devront donc compenser par une isolation thermique performante de leur enveloppe, comme celle proposée par les isolants PSE.

De même, le niveau de référence a été renforcé en ce qui concerne la ventilation des logements pour lesquels les réductions des déperditions liées à la ventilation deviennent :












Les exigences en matière de consommation de refroidissement

Afin de maîtriser le recours à la climatisation et de valoriser les systèmes de rafraîchissement passifs, la RT 2005 définit 2 catégories de locaux :

• CE1
La 1ère catégorie devrait être la plus importante et regrouper les locaux ordinaires pour lesquels la RT 2005 considère qu’ils peuvent être conçus sans avoir besoin d’être climatisés. La consommation énergétique de référence des ouvrages de cette catégorie n’inclut pas de consommation de refroidissement. Aussi, la climatisation n’est-elle pas interdite, mais les consommations éventuelles de refroidissement doivent être compensées par une diminution des consommations de chauffage, d’éclairage…

• CE2
La 2nde catégorie est réservée aux locaux plus contraints (hôpitaux, bureaux en zone de bruit et en zone climatique très chaude, Immeubles de Grande Hauteur…) qui nécessitent d’être climatisés. De ce fait, des consommations de refroidissement de référence sont définies.
Précisément, un local est de catégorie CE2 s’il est muni d’un système de refroidissement et si son usage se situe dans les zones climatiques et de bruit suivantes :


























Les autres locaux sont de catégorie CE1.

Le nouveau paramètre Cepmax

Ce nouveau paramètre est défini uniquement pour les bâtiments du secteur résidentiel(1) et regroupe les consommations de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire exprimées en kWh d’énergie primaire par m² et par an. Celles-ci doivent être inférieures à des consommations maximales établies pour les zones climatiques H1, H2 et H3.

Ce paramètre permettra de comparer en valeur absolue deux postes importants de consommation énergétique de divers bâtiments dans une zone climatique donnée, en plus de comparer en valeur relative leurs consommations énergétiques totales par rapport à une référence.
Pour les bâtiments du secteur résidentiel, les consommations énergétiques doivent satisfaire deux exigences :
C ≤ Créf et CChauffage + CECS ≤ Cepmax

Pour les autres bâtiments, seule la consommation énergétique totale doit être inférieure à la valeur conventionnelle de référence : C ≤ Créf.

(1) Les bâtiments utilisant le bois pour plus de 10 % de leurs besoins de chauffage sont exclus du champ d’application de l’exigence de consommation maximale.

















Les nouvelles zones climatiques

















La synthèse d’étude thermique

Les réglementations thermiques ont fait l’objet de quelques contrôles en collectif et en tertiaire, mais n’ont jusqu’à présent fait l’objet d’aucun contrôle systématique en maison individuelle. Aussi, nul ne sait le nombre d’ouvrages non réglementaires bâtis ces dernières années. En raison des enjeux environnementaux actuels, il n’est plus concevable qu’il en soit encore ainsi.

C’est pourquoi, afin de faciliter la mise en place d’un système de contrôle d'application de cette nouvelle réglementation, cette dernière instaure la création d'une fiche de synthèse thermique qui sera exigée à la fin de chaque construction. Elle s’inscrit dans la lignée du Diagnostic de Performance Energétique requis selon la Directive sur la Performance Energétique des Bâtiments dans le cas des transactions immobilières.

Au plus tard à l’achèvement des travaux, le maître d’ouvrage doit fournir cette fiche indiquant les valeurs suivantes :
• Cep / Cepréf et Cepmax
• Ubât / Ubâtréf.
• U / Ubâtréf de chaque paroi.
• Valeur de chaque pont thermique ψ par rapport au ψ de référence.
• Étude de sensibilité du Cep sur 8 paramètres parmi lesquels la diminution du Ubât de 10 %, la diminution de la perméabilité à l'air, l'orientation des baies, la puissance VMC réduite de 20 %, la puissance de l'éclairage installée baissée de 10 %.
En cas d’absence, un système de sanction est à l’étude.


















V. Synthèse des évolutions et des nouveautés













































Les exigences minimales : garde-fous

LES GARDE-FOUS DES PAROIS sont exprimés par les coefficients de transmission thermique U maximale et traduisent les résistances minimales requises pour chaque paroi.



































* b étant le coefficient de réduction des déperditions vers les volumes non chauffés, défini dans la méthode de calcul de Ubât.

LES GARDE-FOUS DES PONTS THERMIQUES sont exprimés par les coefficients de transmission
thermique linéique Ψ maximal.



Note de rappel : Un pont thermique ψ dû à une liaison n’est lié qu’à la géométrie de celle-ci et ne dépend
en aucun cas de la nature de l’isolant.

* Valeur égale à 0,75 jusqu’au 31 décembre 2007










Les valeurs de références

LES VALEURS DE REFERENCE DES PAROIS sont exprimées par les coefficients de transmission thermique de
a1 à a7 exprimés en W/m².K.



















* a6 = a7 pour le secteur résidentiel

LES VALEURS DE REFERENCE DES PONTS THERMIQUES sont exprimées par les coefficients de
transmission thermique linéique a8, a9 et a10 exprimés en W/m.K.



























* Pour les bâtiments autres que les maisons individuelles, les coefficients a9 et a10 sont pris égaux à 0,70 jusqu’au 31 décembre 2007.

Texte tiré du site www.promo-pse.com



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