Salut,
Hé hé, ce fil déchaine les passions...
Bon, le pb, c'est que lire des articles n'est pas suffisant pour se faire une idée précise du sujet (celui là, comme d'autres). C'est bien pour ça que les journalistes nous semblent si nuls sur les sujets qu'on connait bien !
Appréhender les sujets de l’énergie nécessite d'avoir un peu de recul sur la physique et un niveau "minimum" malheureusement plus élevé que celui du bachelier moyen.
Par exemple, Bardal, par ses commentaires, montre qu'il domine les concepts de physique et de chimie, ce qui lui fait dire, à raison, que l’hydrogène n'est pas une solution, mais seulement un potentiel carburant secondaire qui présente beaucoup inconvénients en terme de rendement final.
Pour faire simple, les ignorants (ce qui n'est pas une insulte, je ne connais rien en médecine, ni en informatique, ni en pêche à la mouche...) confondent souvent 100 et 100 000, ce qui pose quelques pb quand on se confronte à la dure réalité (quantité, faisabilité, cout....).
Or un des concepts majeur en ce qui concerne l’utilisation de l'énergie, c'est la densité énergétique :
Et les renouvelables (à part l’hydroélectrique, mais qui lui même est limité en quantité) souffrent d'une faible densité énergétique : énormes surfaces pour récolter l’énergie, c'est un inconvénient décisif face aux fortes densité énergétique des hydrocarbures, sans même parler des pb d’intermittence !
En substance, il nous faut une forme d’énergie qui n’émette pas de CO2, de forte densité, non intermittente, laissant de la place pour l'agriculture, l'habitat mais aussi (et surtout) pour la vie naturelle.
Ce cahier des charges, qui est le notre, n'a pas d'autre réponse que de passer, à plus ou moins long terme, des énergies "de faible densité", l’énergie chimique contenue dans les liaisons inter-atomique (entre atomes, entre molécules, dans le nuage électronique), aux énergies de forte intensité (énergie de liaison entre les nucléons, les fameux protons et neutrons), d'une densité plusieurs milliers de fois plus élevée que les précédentes. Un niveau d’énergie encore plus élevé existe au niveau de la cohésion interne même des nucléons, mais là, on est encore tres loin de maitriser quoi que ce soit.
La maitrise de l'atome est notre porte de sortie, sans elle, c'est soit le réchauffement catastrophique assez vite (2-3 génération), soit une crise démographique mondiale, soit le retour a une extrême sobriété énergétique (et je pèse le mot "extrême" !). Probablement les 3 ensemble, en clair un monde à peu prés cataclysmique de lutte pour la survie à coté duquel les pires scenario catastrophe hollywoodiens ressembleraient à de douces romances à l'eau de rose.
Allez, une note d'espoir, après mes commentaires peu optimistes :
Le réacteur nucléaire liquide semble tres prometteur, plus sur, plus petit, plus stable, moins cher, énormément moins de déchets, et des quantités d'énergie ahurissantes :
http://energieduthorium.fr/